Les graines du vivant

Voir le film La guerre des graines sur le site de LaTéléLibre

“Les graines, c’est quoi, pour vous? Des pépins qu’on recrache ? Moi aussi, c’est ce que je croyais avant de commencer ce film. En fait, les graines sont la base de notre alimentation et un maillon capital dans le développement de l’humanité. Depuis 12 000 ans, les paysans, sèment, sélectionnent et échangent librement leurs graines. C’est toute l’histoire de l’agriculture.
Cette pratique ancestrale est en péril. Sur la planète, cinq multinationales, des géants de la chimie devenus producteurs de semences contrôlent la moitié du marché. Et elles ont un projet : devenir propriétaires des graines…” Un film de Stenka Quillet et Clément Montfort.

De grands défenseurs des semences français, mondiaux et européens sont réunis dans ce passionnant documentaire :
– Vandana Shiva : www.navdanya.org
– Guy Kastler et Semences paysannes : www.semencespaysannes.org
– Jean-Pierre Berlan, ex chercheur de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et membre du conseil scientifique d’Attac France
– Dominique Guillet et Kokopelli : kokopelli-semences.fr
– Marie Durand, agricultrice réellement indépendante, et son père
– Christian Dalmasso, un des paysans boulangers français
– Philippe Lamberts, “député européen écolo” belge

Voir aussi le blog dédié au film : blog.francetvinfo.fr/guerre-des-graines

Citations du film et du blog

“C’est un choix entre l’abondance et la rareté.” (Vandana Shiva)

“L’industrie des semences est entre les mains des fabricants de produits en ‘-cide’, des fabricants de mort.” (Jean-Pierre Berlan)

“ ‘Les semences du catalogue ne me conviennent pas.’ Pour Christian Dalmasso, paysan boulanger, s’affranchir des semences proposées par le catalogue officiel était indispensable. D’abord pour atteindre l’autonomie, mais aussi d’un point du vue agronomique : cultivées en bio, les semences du catalogue se révélaient trop fragiles. ‘Dans mon champ, je sème 100 variétés de blés. C’est comme une population, qui est plus résistante aux maladies que les clones que nous vendent les semenciers.’ ”

“On fait la nique aux semenciers. Monsanto ne va pas rire quand il va voir ça, il va se dire, ‘tiens, encore une qui a trouvé la faille’.” (Marie Durand)

“OGM : L’Europe laisse le choix aux États membres : les ministres européens de l’environnement ont décidé, jeudi 12 juin 2014, de mettre en place une législation confiant aux États membres le choix d’autoriser ou non les OGM.”

“Si toutes les semences avec les brevets appartiennent à cinq ou six multinationales, ça a un impact pour l’autonomie des paysans, qui sont complètement dépendants de ce modèle industriel, mais aujourd’hui, ça a un impact tout simplement pour la sécurité alimentaire, pour ce qu’on appelle la souveraineté alimentaire. C’est un pouvoir qui est totalement déconnecté des pouvoirs politiques et qui peut s’imposer : Monsanto, ce n’est pas difficile, peut priver la France de semences le jour où il se sera approprié de tout. Peut-être que le gouvernement sera obligé de plier, d’accepter les OGM parce que Monsanto lui dira, ‘Attention, moi je déclenche une révolution chez toi, si tu ne veux pas accepter mes semences OGM’.” (Guy Kastler)

Notre avis sur « La guerre des graines »

Vous trouverez dans ce film les informations essentielles sur ce combat vital pour l’autonomie semencières des paysans, combat qui nous concerne tous sans que nous ne le sachions forcément.
Le vrai enjeu tapis derrière le sujet des semences et des OGM est celui de la souveraineté alimentaire.
Et l’enjeu embusqué à côté de celui de la souveraineté est celui de la santé humaine : les cultures chimiques et OGM contribuent directement à la mauvaise santé des gens et à la prolifération des cancers. Or les multinationales qui fabriquent les produits en “cide” sont les mêmes qui fabriquent les médicaments et les protocoles de chimiothérapie qui coûtent une bombe à la société et, en France, à la pauvre sécu qui n’en peut plus. Réaction en chaîne, la sécu n’en peut plus, supprimons la sécu et rendons la santé au privé. La boucle est bouclée.
Non, les faucheurs d’OGM et les écolos barbus ou à costard-cravate ne sont pas des épouvantails du progrès : ils essayent de sauvegarder notre indépendance alimentaire avant qu’il ne soit trop tard.