Le pollen pour la force et la résistance

C’est l’aliment le plus riche que l’on connaisse, le seul sur Terre à contenir les 20 acides aminés à partir desquels les protéines de la vie sont construites. Il est indispensable à la survie de la ruche : sans pollen, pas de protéines ; sans protéines, pas de cire ; sans cire, pas de ruche !

Le pollen, semence mâle des plantes à fleurs

L’histoire d’amour entre les plantes et les insectes a commencé il y 130 à 100 millions d’années avec l’invention de la plante à fleurs et du pollen et, en même temps, des pollinisateurs, principalement les papillons et les hyménoptères (guêpes, abeilles, boudons, etc.). Depuis, les abeilles et leurs cousins assurent la survie de ces plantes en transportant leur semence mâle. En échange, la fleur leur offre du nectar sucré et du pollen protéiné à rapporter chez soi pour se nourrir et faire des réserves pour l’hiver.
La fleur attire l’insecte butineur par son nectar parfumé ; l’insecte le pompe grâce à une langue creuse très fine, parfois très longue. Sans s’en rendre compte, tandis qu’il se régale, le butineur ramasse le pollen sur les étamines mâles des fleurs qui colle aux innombrables poils qu’il a sur le corps. Puis il le transporte de fleur en fleur, qu’il féconde au passage en déposant du pollen sur les pistils femelles.

Du pollen, et la ruche carbure !

Les jeunes abeilles et les ouvrières en pleine activité ont besoin d’une nourriture énergétique (fournie par le nectar) et de protéines, vitamines et lipides, qu’elles trouvent dans le pollen.
Les butineuses ramassent du pollen sur les fleurs, le ramènent vers leur bouche avec leurs petites pattes et le mélangent à des sucs digestifs et à du nectar régurgité de leur jabot qui le font s’ouvrir et le rendent digeste. Ces sucs collants permettent de former les fameuses pelotes de pollen que l’on voit sur les pattes arrière des abeilles.
Il est très important pour la santé des abeilles qu’elles aient accès à une grande variété de fleurs afin d’avoir tous les nutriments dont elles ont besoin.
Les abeilles ne consomment pas le pollen pur. Dans la ruche, elles le mélangent à du miel et le conservent dans des alvéoles bien fermées par de la cire. De fait, ce sont les abeilles qui ont inventé l’amphore !

Une richesse naturelle

  • une forte proportion d’acides aminés libres et faciles à assimiler. Le pollen est plus riche en protéines que la viande ou les œufs
  • des acides gras
  • des vitamines (provitamine A, vitamines E et C)
  • des enzymes, des ferments et des levures, qui jouent un rôle important dans la respiration cellulaire
  • des sels minéraux et oligo-éléments (un des deux aliments les plus riches en sélénium)
  • des hormones et gonadotropines
  • des facteurs antibiotiques naturels
  • des flavonoïdes (polyphénols) antioxydants protecteurs de la circulation sanguine
  • des phytostérols diminuant l’absorption de cholestérol
  • des pigments colorés, des caroténoïdes.

Un pollen préparé pour nous par les abeilles

L’apiculteur récolte le pollen en pelotes à l’entrée de la ruche. En Apiculture DOUCE®, la méthode d’apiculture la plus respectueuse des abeilles et de leur cycle de vie, on installe les abeilles dans des ruches à deux entrées. L’une des deux seulement comporte une grille à travers laquelle les pelotes vont tomber pour être récoltées. Ainsi, en passant par l’ouverture qui ne comporte pas de trappe, les abeilles sont assurées de pouvoir constituer les réserves dont elles ont besoin.
Le pollen que nous récoltons à l’entrée de la ruche pour notre propre consommation n’est pas le pollen que nous pourrions récolter nous-mêmes dans les fleurs. Nous ne pouvons pas digérer le pollen provenant directement des fleurs, il ne s’“ouvre” pas dans notre système digestif, contrairement à celui préparé par les abeilles.

Se régaler de pollen

Le pollen se consomme tel quel, en pelotes, à la cuillère ou sur de la salade, ou mélangé à une boisson tiède, à de la compote, à une salade de fruits, à un yaourt ; toute méthode est bonne tant qu’on ne le chauffe pas au-dessus de 40° pour qu’il ne perde pas ses propriétés.
Une manière agréable de consommer le pollen, si on n’aime pas trop son goût, consiste à superposer dans un petit pot de verre des couches de pollen frais et de miel et à laisser la préparation s’homogénéiser pendant plusieurs semaines en la retournant régulièrement (au début, tous les jours). Prévoir environ un quart de pollen pour trois quarts de miel liquide (châtaignier ou tilleul, par exemple). On obtient ainsi une préparation très assimilable, proche du pain d’abeilles, l’aliment des larves et des jeunes abeilles dans la ruche. Le pollen est prédigéré dans le miel et s’assimile encore plus facilement. C’est délicieux !

Le pollen et l’homme

Le pollen est un fortifiant naturel. Comme il contient des hormones mâles, il est conseillé aux femmes de ne pas en abuser.
Il contient des probiotiques ; il a été montré qu’il était bon pour la prostate.
Comme le font les abeilles, il nous est conseillé de consommer du pollen polyfloral, c’est-à-dire provenant d’une grande variété de fleurs. C’est ainsi que nous bénéficierons de la plus grande diversité de nutriments.
Cependant, des études ont été faites montrant l’efficacité de certains pollens pour certains types d’affections. Dans certains cas, il peut être intéressant de prendre des pollens monofloraux. Certains sont d’ailleurs délicieux au goût.
Une chose importante tout de même : pour le bien-être de la planète, privilégier des modes de conservation du pollen les moins énergivores possible !

Adapté de textes originaux extraits de “Apithérapie, les bienfaits des produits de la ruche” par Catherine Flurin (Editions Eyrolles), reproduits avec l’autorisation amicale de Catherine Flurin.
www.ballot-flurin.com

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