• Les OGM, une toxicité économique et environnementale •

Les OGM représentent un vrai danger économique pour les paysans (tellement de paysans se sont suicidés depuis l’introduction des semences OGM en Inde, par exemple) et un vrai danger pour la biodiversité florale et animale.

Des plantes stériles et contagieuses

Pour les trois premiers risques, voir la partie 1 de l’article

Risque 4
On peut pousser le mot “toxique” à l’extrême : les firmes obligent les agriculteurs à signer un contrat par lequel ils s’engagent à ne pas réutiliser ni échanger une partie de leur récolte comme semences. Les agriculteurs sont contraints d’en racheter chaque année, ce qui les rend complètement dépendants des semenciers OGM, qui sont aussi vendeurs de pesticides et d’herbicides. Toute dépendance de ce type est fortement toxique. La preuve : de nombreux paysans se suicident parce qu’ils sont ruinés.
Contrairement à ce qu’annoncent les fabricants, les rendements ne sont meilleurs que les deux ou trois premières années, ensuite ils baissent tandis que les coûts augmentent sans cesse (les mauvaises herbes et les parasites développent des résistances et il faut répandre toujours plus de produits chimiques et plus de nouveaux produits).

Risque 5
L’interdiction des échanges de semences empêche toute diversité génétique et réduit considérablement la biodiversité. On sait combien cela est toxique pour la survie de l’environnement.

Risque 6
Les plantes GM sont pollinisées par les insectes et le vent, qui ne font pas la différence entre un pollen GM et un pollen non GM. Les exemples de pollution de plantes non GM par des pollen GM pulullent. Monsanto attaque en justice les agriculteurs qui utilisent des semences non GM et dont les cultures contiennent des gènes Monsanto parce qu’elles ont été polluées par des champs voisins. Si cela, ce n’est pas toxique !

Risque 7
Monsanto a tenté d’introduire la technologie Terminator, qui stérilise complètement la plante, mais ils n’y sont pas arrivés à cause des protestations de tous bords. Le risque de stérilisation d’autres plantes par contamination pollinique était trop important.

Si la toxicité des OGM n’a pu être prouvée, leur non-toxicité non plus

L’indépendance des autorités sanitaires menacée par les multinationales

L’auteur de l’article ne tient pas compte de la position de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) et, en France, de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) et du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), qui émettent régulièrement des avis négatifs contre l’autorisation de nouveaux OGM parce que les études que leur transmettent les entreprises présentent des lacunes.
Les réticences de ces instances (pourtant pas babas cools vertes du tout) proviennent du fait que “l’innocuité sanitaire des protéines extraites des graines n’est pas prouvée”.
Devant un refus prévisible, lesdites entreprises préfèrent retirer leurs demandes d’autorisation plutôt que d’essuyer des refus qui seraient publiés dans la presse… et accusent l’Europe de mettre des freins à la liberté de commerce.

Des excuses pour les entreprises de biotechnologies

[…] ces tests ont pourtant des limites : des différences subtiles peuvent leur échapper […] (extrait d’une revue de vulgarisation scientifique)

Il faudrait presque présenter des excuses à ceux qui font les tests parce qu’on les embête, avec nos interrogations. C’est leur boulot, il me semble, d’aller étudier le subtil. Sinon, on ne voit pas l’intérêt de faire des tests s’ils ne regardent que des évidences.

[…] tous les effets potentiels ne sont pas observables en seulement trois mois. Ainsi, l’Anses va financer une étude de deux ans suite aux travaux alarmants publiés en 2012 par Gilles-Éric Séralini, et récusés depuis. (extrait d’une revue de vulgarisation scientifique)

En effet, sur les rats et les poulets, les études sont très courtes (90 jours). Après la sortie du film de Séralini montrant les dégâts des OGM sur les souris, la France a commandé des études sur un an (les études vont étudier sur deux ans les effets de la consommation d’OGM par les souris pendant un an). Il faudrait les faire également sur plusieurs générations.
Gilles-Éric Séralini a été conspué par de nombreux journalistes et scientifiques. On lui a par exemple reproché d’utiliser une souche de souris ultra sensibles aux tumeurs, mais c’est justement la souche que tous les labos utilisent pour la recherche sur les tumeurs, pour les voir apparaître facilement.
Les arguments utilisés pour démontrer que son étude n’est pas valable ne tiennent pas la route, mais dans ce genre de situation, c’est celui qui a les moyens de faire le plus de bruit qui emporte la bataille de l’opinion, pas forcément celui dont la démarche est la plus scientifique.
La véritable démarche scientifique est de vérifier les recherches, pas de diffamer le chercheur.

Un lapsus révélateur des motivations des entreprises

Lors d’une réunion autour du projet d’étude français, un intervenant “a rappelé que la position des entreprises de biotechnologie « est très clairement de générer des données scientifiques, quand elles sont considérées comme utiles, c’est-à-dire quand elles peuvent apporter quelque chose à la profession… pardon, à la compréhension ou l’évaluation du produit » (sic !)” (inf’OGM). Lapsus éclairant sur le but réel des études menées par les entreprises concernées.

Pour en savoir (beaucoup) plus sur les OGM

www.infogm.org
et sur le concept d’“équivalence en substance” :
www.infogm.org

Cet article est rédigé en plusieurs parties :

Les OGM, il n’existe pas de preuve de leur non-toxicité – Partie 1
Les OGM, il n’existe pas de preuve de leur non-toxicité – Partie 2