Il y a de bons arguments scientifiques pour soutenir la thèse que le psychisme influence la biologie, et les plus pertinents sont ceux qu’offre la biologie elle-même. C’est hyper complexe à expliquer, et certains chercheurs sont meilleurs que d’autres dans les exercices de vulgarisation. Bruce Lipton étant un des plus clairs, je me suis largement inspirée de ses vidéos (même si par ailleurs je ne suis pas toujours convaincue par ses extrapolations).

De l’avis de la protéine dépend la vie de la cellule

La structure de notre corps est constitué de protéines. Ce sont elles qui font tout dans la maison !

Un Lego® vivant…
Une protéine est une chaîne d’acides aminés emboîtés les uns à la suite des autres comme des briques de Lego. Les protéines se différencient par des longueurs différentes et une succession d’acides aminés différente, ce qui génère des structures différentes.
Les extrémités de la chaîne protéique sont chargées négativement : elles se repoussent. C’est la forme neutre de la cellule = “on ne fait rien”. Si une molécule signal [lien vers page 2] chargée très positivement vient se fixer sur une des extrémités de la chaîne, cette extrémité devient positive et attire l’autre : la molécule change de forme et adopte une forme “excitée” = “on passe à l’action”.
Lorsque la molécule signal disparaît, les deux extrémités redeviennent négatives et s’écartent, la protéine retrouvant sa forme d’origine.
Ainsi, la molécule bouge, comme un Lego System®, et fait quelque chose. La vie existe grâce au mouvement des protéines qui font leur travail. S’il s’agit d’une cellule de muscle et que la molécule signal est un ion calcium, alors les protéines concernées vont se resserrer, la cellule se contracter, comme des milliers de cellules voisines, et le muscle va se contracter.

… contrôlé par des milliards de petits cerveaux
En biologie, la théorie communément admise est que les gènes contrôlent tout, que le noyau de la cellule est le centre de commandement de la cellule, donc son “cerveau”. Si on enlève le cerveau d’un organisme, il meurt instantanément. Or, si on enlève le noyau d’une cellule, elle continue à vivre et à fonctionner normalement pendant des mois. Comme elle ne peut pas se reproduire, elle finit par mourir. Même privée de son noyau, elle garde le contrôle de son fonctionnement. On en déduit que ce ne sont pas les gènes qui contrôlent la biologie.
En réalité, donc, le noyau (n’)est (que) le système reproductif de la cellule, sa gonade. Le noyau contient tous les plans de fabrication des protéines, mais il ne détient aucune intelligence et ne sait pas quand passer à l’action pour fabriquer des protéines.
Alors, qu’est-ce que c’est, le “cerveau” de la cellule ? Eh bien, c’est sa membrane. Notre peau et notre cerveau, qui sont issus de la même couche embryonaire (la couche supérieure de l’ectoderme), constituent l’interface entre notre organisme et son environnement. La membrane de nos cellules est l’interface entre son cytoplasme (ce qui se trouve à l’intérieur de la cellule) et son environnement. Ce sont la peau et le cerveau qui reçoivent des informations telles que la chaleur ou le froid, la lumière ou l’obscurité, et qui les transmettent à l’organisme pour qu’il réagisse de manière appropriée. De même, la membrane cellulaire transmet des informations jusqu’à l’intérieur de la cellule pour que cette dernière puisse réagir grâce à ses protéines.

• Source principale : Dr Bruce Lipton, “Biology of Perception”, Spirit Inc., conférence de 2005.

 

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