La génétique est au service de l’organisme et lui permet de s’adapter à son environnement.

L’organisme s’adapte au stress en “mutant”
Que se passe-t-il si le gène nécessaire à la réponse au signal stimulus n’existe pas ? Eh bien, il faut l’inventer !
Depuis Darwin, on nous apprend que l’évolution génétique est due à des mutations aléatoires, à des accidents de parcours. Mais depuis les années 1980, on a observé scientifiquement des mutations génétiques adaptatives, c’est-à-dire provoquées par des facteurs environnementaux.
Si l’on place des bactéries dans un environnement très toxique, très stressant, on observe qu’elles s’adaptent pour survivre : leur organisme adapte en permanence ses gènes en fonction de ce qu’il observe dans l’environnement. Ces mutations ne sont pas aléatoires.

Un atelier de réécriture génétique
On a découvert qu’il existe des gènes dans le noyau de nos cellules dont la fonction est de réécrire nos gènes quand c’est nécessaire. Si nous n’avons pas le bon gène pour gérer la situation stressante dans laquelle nous croyons être, nous pouvons réécrire nos gènes.
Nous adaptons donc nos gènes pour survivre dans l’environnement dans lequel nous pensons vivre. Je dis bien “dans lequel nous pensons vivre”, car notre perception peut être correcte, elle peut être erronée, tout dépend de nos croyances.
Si l’on va jusqu’au bout du raisonnement, on dira que ce sont nos croyances qui modifient nos gènes parce que, chez l’être humain, la perception est reliée aux croyances.
Notre perception de l’environnement joue donc un grand rôle dans le contrôle que nous avons de notre oganisme.

Nous nous contrôlons nous-mêmes
Sommes-nous contrôlés génétiquement ? Sommes-nous figés dans notre hérédité ? Pas du tout.

 

 

En ajustant notre perception, nous pouvons ajuster nos comportements.
En ajustant notre perception, nous pouvons sélectionner différents gènes dans notre fonctionnement.
En ajustant notre perception, nous pouvons réécrire nos gènes.

Mais attention ! N’allons pas chercher à réécrire nos gènes à tort et à travers ! En réalité, nous arrivons presque tous avec un code génétique qui fonctionne parfaitement bien et lorsque nous réécrivons des gènes, c’est en général un processus négatif à l’origine de maladies diverses ou de cancers : 95 % des cancers n’ont aucun lien avec l’hérédité ; 95 % des cancers sont provoqués par des perceptions qui causent la réécriture de gènes normaux.

 

 

Pour résumer : ma manière de voir les choses et ce que je crois sur le monde sont très importants. Mon organisme perçoit quelque chose dans l’environnement et l’interprète à travers mon système nerveux. Ce que je crois altère ma biologie à chaque instant.

Conclusion : la perception “réécrit” les gènes.

 

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