Avez-vous vu ou entendu parler de ce documentaire, Demain, tous crétins ? ? Crétin, crétine, un futur qui vous tente ?

Il a été diffusé sur Arte et sur LCP début 2018. On ne peut plus le voir gratuitement, mais en VOD, il coûte 3 euros ici.

Voici le script de la bande-annonce :

“Le quotient intellectuel a augmenté jusqu’au milieu des années 1990 et, depuis, il baisse, année après année. Notre environnement est rempli de brome, de chlore, de fluor, ce sont donc les premiers suspects parmi les perturbateurs endocriniens qui pourraient affecter le développement cérébral. Chaque bébé qui naît aujourd’hui aux États-Unis a plus de 100 molécules chimiques mesurables dans le sang. Si vous prenez les mères les plus exposées et les mères les moins exposées, puis que vous regardez le QI des enfants, vous constatez une différence de 7 points de QI. Je ne sais pas comment nous pouvons penser que ça va aller. Nous devenons de plus en plus stupides.”

Et la conclusion :

“Je pense qu’un jour viendra où on se retournera sur notre époque et on se demandera : comment diable tout ceci a-t-il pu arriver ? D’un point de vue humain – c’est horrible à dire – il va vraiment falloir attendre que des générations d’enfants soient sacrifiées. Comment a-t-on pu en arriver là ?”

 

Crétins ? Pourquoi ça ?

Le crétinisme est une maladie congénitale due à un mauvais fonctionnement de la thyroïde causé par une grave carence d’iode. L’iode est un composant essentiel des hormones thyroïdiennes sécrétées par la thyroïde, qui sont indispensables au bon développement du système nerveux, du squelette, des dents, etc.

Le manque d’iode chez la mère pendant la grossesse cause une insuffisance thyroïdienne qui perturbe le développement du cerveau du futur bébé. La carence provoque des troubles physiques et un retard mental chez l’enfant, faisant de lui un crétin au sens médical du terme.

Or, on a remarqué au niveau mondial que le QI global des populations baissait de manière continue. Dans le même temps, le nombre d’enfants souffrant de troubles de l’attention, d’hyperactivité et d’autisme est en très forte augmentation. Les chercheurs ont détecté que “le taux d’iode des mères impacte directement le quotient intellectuel des enfants”.

Mais pourquoi cette carence, alors que les sels de table sont enrichis en iode, que nous mangeons du poisson et des fruits de mer, riches en iode, que nous allons en vacances au bord de la mer ?

Eh bien parce que nous sommes complètement pollués par des molécules chimiques de synthèse, en particulier par celles qui ressemblent à l’iode et qui prennent sa place dans la thyroïde, l’empêchant de fonctionner normalement et perturbant le fonctionnement hormonal.

 

Le brome, le chlore et le fluor, les inquiétants voisins de l’iode

Sur le tableau périodique des éléments, on voit que ces trois éléments ont une structure atomique très proche de celle de l’iode (tous en jaune dans la colonne 17). C’est pourquoi certaines molécules de synthèse à base de brome, chlore ou fluor viennent prendre la place des molécules d’iode, générant une carence d’iode, d’où perturbation du fonctionnement de la thyroïde et perturbation de la sécrétion d’hormones thyroïdiennes et d’autres hormones.

De là une possible diminution de l’intelligence.

 

Quelques perturbateurs endocriniens majeurs

Le documentaire présente des exemples de produits du quotidien qui contiennent des dérivés de ces trois éléments.

PCB <= dérivés du chlore = polychlorobiphényles => transformateurs électriques, plastiques, peintures, colles… Ils ont été interdits dans les années 1980, mais ils sont tellement persistants qu’on les retrouve encore partout. Ils ont pollué les sols et les eaux et on les retrouve maintenant dans certains poissons, viandes et produits laitiers. Pendant la grossesse, la présence de PCB interagit avec les hormones thyroïdiennes et perturbe le développement du cerveau. Donc, toute la population est exposée à un produit chimique qui provoque des changements comportementaux chez les enfants.

Retardateurs de feu <= dérivés du brome => Tris et autres. On en trouve dans les téléviseurs, les téléphones portables, les ordinateurs, certains matelas et mousses de canapés, etc. Dans les années 1970, on en imprégnait même les pyjamas pour enfants. Or, ils sont mutagènes et cancérigènes, et ils perturbent la thyroïde. Leur utilisation dans toutes sortes de biens de consommation est un réel problème, car on les retrouve dans la poussière ainsi que dans la chaîne alimentaire, viandes et poissons. Attention, les industriels font du lobbying pour imposer ces retardateurs de feu qui, en réalité, n’ont aucune efficacité.

Pesticides <= dérivés du fluor, du chlore ou du brome, ou du phosphore => Les pesticides organophosphorés sont conçus pour tuer les organismes vivant en attaquant les fonctions cérébrales. Ils sont neurotoxiques chez l’homme à haute dose, ils affectent le système neurologique.

A faible dose, sur la durée, leurs résidus dans le sang des femmes enceintes a un impact sur le développement futur de leur enfant : problèmes neurologiques, baisse de QI, recrudescence des problèmes d’attention, hausse des symptômes autistiques. Une étude sur un de ces pesticides a démontré qu’il provoquait des altérations visibles du cerveau dans les zones de l’attention et du contrôle de soi.

En Californie, où l’on consomme le plus de pesticides au monde, les cas de symptômes autistiques se sont multipliés par 6 en 20 ans, et deux tiers de ces augmentations seraient dus aux pesticides.

A la campagne, les parents réclament depuis des années des zones de protection entre les champs et les habitations et les écoles, en vain… Quant aux enfants des villes, ils sont eux aussi exposés aux pesticides (sprays anti-insectes, alimentation).

Perturbateurs, dormez tranquilles, vous n’êtes pas surveillés

Mais ce ne sont que quelques exemples. Nous introduisons énormément de molécules dans l’environnement sans études préalables : “Nous ne savons pas quelles sont les molécules qui altèrent le cerveau et quelles sont celles qui perturbent l’action de l’hormone thyroïdienne. Il y en a tellement, et si peu de tests ! Nous baignons dans une véritable soupe chimique.”

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